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Le nouveau texte oblige la forme authentique
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Outre l'adoul, l'acte peut aussi être signé par un notaire
ou un avocat agréé par la Cour suprême
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Les banquiers se plaignent de la lenteur que cette nouvelle procédure
exige
La
nouvelle loi sur la copropriété a certes apporté
les solutions à bien de problèmes, mais elle n'en demeure
pas moins très procédurale sur certains aspects. C'est du
moins ce que pensent certains banquiers de la place.
“L'article 12 de cette loi stipule que tous les actes constituant
un droit réel sur un immeuble en copropriété doit
être constaté par un acte authentique et ce, sous peine de
nullité”, indique le Conseil juridique d'une banque de la
place.
Ce qui revient à dire que tous les actes portant sur la copropriété
doivent dorénavant être signés chez un notaire, chez
l'adoul, ou devant un avocat agréé par la Cour suprême.
Cette authenticité, bien que très avantageuse, pénalise
les établissements bancaires. Et pour cause, les banquiers ont
un métier de crédit, ils doivent chaque jour se constituer
des garanties.
Initialement prévus sous seing privé, “les contrats
de prêts immobiliers devraient normalement être revus dans
leur intégralité”, ajoute ce conseil juridique. Selon
lui, l'informatisation des contrats permettait de les concevoir et de
les rédiger avec beaucoup de célérité. Les
banques disposaient d'un modèle propre à chaque type de
prêt, ce qui réduisait considérablement le temps d'octroi
du crédit.
“L'étude des dossiers, les signatures, la constitution des
garanties, il faut savoir que la réduction du temps passé
sur un dossier constitue l'un des plus grands avantages compétitifs”,
note un autre expert. Cependant, avec les nouveaux textes, ces établissements
sont obligés de communiquer toutes les informations au notaire
qui, lui, procédera à la rédaction du contrat en
présence des parties, ce qui prolonge encore plus les délais.
Les notaires, pour leur part, ne semblent pas être gênés
par cette disposition. Ils y voient même une bonne initiative dans
la mesure où elle renforce la sécurité des transactions.
“En Allemagne, où le taux d'analphabétisation est
inférieur à 2%, tous les contrats sont obligatoirement sous
forme authentique. Le nouveau texte ne devrait donc pas susciter autant
de débat, il renforce tout simplement la sécurité
des consommateurs marocains, souvent mal informés d'ailleurs”,
explique Mohamed Zemrani, notaire et ex-président de la Chambre
nationale du notariat moderne.
En tout cas, aujourd'hui l'heure n'est plus aux tergiversations. Etablissements
et notaires travaillent d'arrache-pied pour trouver une solution satisfaisante
pour toutes les parties.
“Certaines banques communiqueront leurs modèles de contrats
aux notaires pour aller plus vite. Les informations particulières
concernant chaque client seront transmises au notaire à l'occasion
de chaque nouveau contrat”, conclu un conseil juridique.
Paru
dans L'economiste
n° 1636 du 3 novembre 2003 |
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