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Le Royaume-Uni dans le peloton de tête de cette inflation
Les
marchés immobiliers européens ont presque tous affiché
des prix en hausse en 2003, particulièrement en Espagne, au Royaume-Uni,
en France et en Irlande, selon une étude réalisée
par Risc (Royal Institution of Chartered Surveyors) et rendue publique
hier lundi.
Les pays qui ont enregistré une croissance des prix à deux
chiffres ne devraient “pas maintenir un tel taux d'augmentation
des prix du résidentiel en 2004”, prévoit cette étude,
qui exclut toutefois le scénario d'un prochain “effondrement
de ces marchés”.
Dans certaines régions européennes, les analystes ont craint
l'existence de “bulles” mais les spécialistes privilégient
désormais un atterrissage en douceur.
Contrairement aux années 80 et 90, où les périodes
de récessions provoquaient une chute des prix sur le marché
du logement, “la croissance modeste” de 2003 a eu peu d'incidences
sur les marchés immobiliers qui ont profité de taux d'intérêt
particulièrement attractifs. En effet, les prix immobiliers ont
progressé plus vite que la croissance économique et que
le revenu disponible des ménages européens, soutient globalement
l'étude. Le Royaume-Uni s'est classé une nouvelle fois dans
le peloton de tête de l'inflation des prix immobiliers. L'Espagne
a enregistré les “accroissements de prix les plus forts en
Europe”, avec au second semestre 2003 un bond de 18% des prix au
niveau national et de 30% à Madrid. Dans certaines régions
européennes, l'étude constate une “profonde pénurie”
de l'offre, ce qui a “de larges retombées sur la mobilité
professionnelle et les performances macroéconomique ainsi que sur
la qualité de vie globale des citoyens”.
Enfin, phénomène paradoxal, dans un grand nombre de pays
“la construction diminue lorsque les prix immobiliers montent”.
L'étude l'explique par des entraves créées “par
les systèmes d'urbanisme et d'autres réglementations sur
la création de nouvelles zones résidentielles”.
Paru
dans L'economiste
n° 1711 du 24 février 2004 |
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