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Meilleur projet arabe pour le Groupe Chaâbi et prix de considération
pour l'ERAC-Tensift
Le
Conseil des Ministres de l'Habitat arabe a attribué mercredi 24
décembre au Caire le prix du meilleur projet arabe, au groupe Chaâbi
Lil Iskane pour son projet Essaouira Al Jadida. C'est au siège
de la Ligue arabe qu'a eu lieu la cérémonie, en présence
des différents ministres arabes de l'Habitat ainsi que du ministre
délégué chargé de l'Habitat et de l'Urbanisme,
Taoufiq Hjira. Cette consécration vient, selon Miloud Chaâbi,
couronner le travail d'une équipe soudée, qui veille à
proposer des habitations accessibles avec des exigences de sécurité
et d'esthétique.
En effet, Essaouira Al Jadida est un projet de 11.000 logements sociaux.
Sa superficie de 180 hectares fait six fois celle de l'ancienne médina
de la ville. La réalisation du projet se fera en trois tranches.
Actuellement, la construction de la première tranche est terminée
et la deuxième est en cours. A terme, trois types de logements
seront proposés: des logements individuels, type économique,
de surface habitable de 75 à 90 m2, et type villa de 108 à
132 m2, des logements collectifs et des parcelles de terrain équipées.
Dans ce complexe, une part sera réservée aux habitants démunis
de la ville.
Pour la construction, la quasi-totalité des matériaux provient
des unités industrielles du groupe Chaâbi. Le projet Essaouira
Al Jadida, qui coûtera 2 milliards de DH, comprend tous les équipements
socioculturels et les infrastructures modernes qui lui ont d'ailleurs
valu le prix du meilleur projet.
Le groupe ne compte pas s'arrêter là. Pour les responsables
au-delà du prix, c'est un signe d'encouragement. De nouveaux projets
verront le jour, notamment dans la région de Rabat.
Le Royaume a reçu un deuxième prix, le prix de considération
pour le projet “Anbar 560 logements”, dans la région
de Tensift. Il est réalisé pour le ministère de l'Habitat-Erac-Tensift
dans le cadre du programme national de 200.000 logements.
La particularité du complexe réside dans son architecture.
En effet, les blocs d'appartements agglutinés autour d'une cage
d'escaliers sont éliminés. C'est la notion de l'intimité
du derb (quartier traditionnel) qui a été réinventée.
Autre particularité, la douzaine de placettes piétonnes
en forme de ryad. La nuit, le quartier est fermé aux étrangers.
C'est un hymne à l'architecture traditionnelle des anciennes médinas.
Le projet contient aussi des galeries marchandes, douze en tout, et une
mosquée.
Paru
dans L'economiste
n° 1671 du 26 décembre 2003
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