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La construction des mouqarnas utilise un alphabet de
huit pièces différentes dont le "denbouq" est
la pièce maîtresse. L'exécution de chacune d'elles est
un travail de menuiserie qui se fait avec
les outils propres à ce métier.
L'assemblage se fait ensuite suivant une logique rigoureuse.
Tout en respectant l'alternance "épaule " (forme arrondie) et
"marche" (forme d'angle). le passage du plan au volume se fait
par la juxtaposition et la superposition de toute la gamme des
pièces de base de ce puzzle singulier. Il est à noter
cependant que la fabrication des frises nécessite moins de pièces
que celle d'un plafond.
Pour obtenir la plus simple, il faut au minimum deux éléments
(" serwaliya" et "denboug") placés alternativement suivant le
tracé régulateur. Une frise à deux rangées s'obtient en ajoutant
deux pièces, le "ktaf" et la "charbiya", alors que la
frise à trois rangées nécessite l'intervention de la "tstiya".
Le jeu se complique lors qu'il s'agit des plafonds qui demandent
l'intervention de toutes les pièces et, en particulier,
du "rakhwi". Il permet le passage de deux à trois dimensions.
Malgré leur complexité, les plafonds comme les frises sont toujours
montés en atelier, ce qui nécessite de grands espaces. Comme
pour tous les autres métiers traditionnels, l'apprentissage
commence dès le plus jeune âge. Une
fois montés, les mouqarnas sont peints. Ici, un maallem travaille
à la décoration d'une chéchia. Les surfaces sont d'abord recouvertes
de couleurs différents : ici le rouge, le blanc, le vert et
le bleu, puis rechaussées de motifs tawriq et de points blancs.
Ainsi, les alvéoles et les cavités se creusent, les grappes
s'allongent, d'étranges concrétions pendent des plafonds ou
des coupoles, et les délicates couleurs dont elles sont recouvertes
ajoutent encore à leur beauté.
Échantillons de mouqarnas
Pour mieux visualiser leurs projets, les maallems établissent
des échantillons à l'echelle 1 qui représentent une partie seulement
du décor : en général, le motif central et les deux motifs latéraux.
On sait que les mouqarnas sont d'abord tracés très rigoureusement
en vue de dessus suivant les tracés régulateurs, puis l'artisan
dessine une coupe verticale, les deux tracés lui permettant
de construire une maquette en vraie grandeur. Celle-ci est ensuite
zouaquée, chaque motif dessiné et peint exactement comme il
devra l'être ensuite définitivement. Ici, les projets présentent
plusieurs sortes de frises en mouqarnas surplombant des décors
en forme de chemassiat, l'une des maquettes est vue de dessous,
ce qui permet d'avoir une idée de la vision qu'aura le spectateur
passant sous les grappes suspendues. |
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Notariat |
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